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Alexandre Maller, Directeur Marketing & Communication de CAREA

« Plus on dézoome, plus l’ITE en filière sèche devient compétitive. »

Lorsqu’il est question d’Isolation Thermique par l’Extérieur (ITE), le prix est souvent le premier sujet abordé.

Pour Alexandre Maller, cette approche est pourtant incomplète.

Comparer uniquement le coût d’installation revient à ne considérer qu’une partie de l’équation. Pour évaluer la pertinence d’une solution, il faut adopter une vision plus globale et s’intéresser à son comportement sur plusieurs décennies.

« C’est se tromper que de ne regarder que le coût produit. »

Cette logique conduit naturellement à raisonner en coût global, plutôt qu’en coût d’investissement.

Penser le bâtiment sur toute sa durée de vie

Une façade est conçue pour accompagner un bâtiment pendant plusieurs dizaines d’années.

Son évaluation ne peut donc pas se limiter au montant des travaux réalisés le premier jour.

Pour Alexandre Maller, plusieurs critères doivent être pris en compte :

•la durabilité des matériaux ;

•les besoins de maintenance au fil du temps ;

•la conservation des performances de l’enveloppe ;

•les coûts d’exploitation du bâtiment ;

•la capacité à réparer ou remplacer localement les éléments si nécessaire.

Cette approche modifie profondément la comparaison entre les différentes solutions d’isolation.

« À long terme, on est quand même gagnant. »

Une façade conçue pour durer

L’un des principaux atouts de l’ITE en filière sèche réside dans la longévité de ses systèmes.

Les matériaux utilisés sont conçus pour conserver durablement leurs performances tout en nécessitant peu d’entretien.

Dans de nombreux cas, un nettoyage suffit à préserver l’aspect de la façade, sans nécessiter de ravalement complet.

Autre avantage : en cas de choc ou de dégradation ponctuelle, il est généralement possible de remplacer uniquement le panneau concerné, sans intervenir sur l’ensemble de la façade.

« Tu changes juste un panneau. »

Cette réparabilité constitue un véritable levier pour réduire les coûts de maintenance tout au long de la vie du bâtiment.

Une logique qui rejoint les enjeux environnementaux

Raisonner en coût global conduit également à s’interroger sur l’impact environnemental des bâtiments.

Pour Alexandre Maller, la durabilité des matériaux participe directement à l’amélioration de leur bilan carbone.

Des produits qui restent en place plusieurs décennies, associés à un bâtiment qui consomme moins d’énergie après rénovation, permettent de réduire l’empreinte environnementale de l’ouvrage sur l’ensemble de son cycle de vie.

Les notions de démontabilité, de réparabilité et, demain, de réemploi, s’inscrivent pleinement dans cette évolution.

« Ton produit est fabriqué une fois, il sert deux fois quarante ans. »

Une filière qui offre bien plus que des performances thermiques

Au-delà de l’isolation, Alexandre Maller rappelle que l’ITE en filière sèche apporte de nombreux bénéfices complémentaires.

Elle offre une grande liberté architecturale grâce à la diversité des matériaux, des formats et des finitions disponibles.

Elle permet également une mise en œuvre rapide sur certains systèmes, une excellente résistance mécanique, ainsi qu’une maintenance simplifiée.

Autant d’atouts qui renforcent la valeur de la solution lorsqu’elle est analysée à l’échelle de la durée de vie du bâtiment.

Changer de regard sur le coût

Pour Alexandre Maller, la véritable question n’est donc pas : « Combien coûte une façade aujourd’hui ? »

Elle devient plutôt :

« Quel sera son coût réel dans vingt, trente ou quarante ans ? »

Cette évolution du regard accompagne les nouvelles attentes des maîtres d’ouvrage, de plus en plus attentifs au coût global, à la durabilité des ouvrages et à leur impact environnemental.

Une approche qui place naturellement l’ITE en filière sèche parmi les solutions capables de répondre aux enjeux contemporains de la rénovation énergétique.